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Médecine andine…

Le vélo, c’est bien joli, mais comme à la maison, on a aussi des petits bobos !

Lorsque nous avons débuté notre périple, j’avais une bonne tendinite au genou contractée une année auparavant. J’étais convaincu qu’à force de pédaler ça finirait par passer…logique inébranlable n’est-ce pas ?

Après notre première journée de vélo dans les environs de Cuzco, j’avais tellement mal qu’il m’était difficile de monter l’escalier de notre chambre. Plutôt corsé comme entrée en matière. Quelques antidouleurs et centaines de kilomètres plus loin, la situation n’avait guère changé…

C’est ainsi que lorsque nous sommes arrivés à Sicuani par un beau matin, après à peine 20 km et déjà un sacré mal de rotule, on pose les bécanes. “Tiens, une pharmacie”. Marion va voir la pharmacienne pendant que je surveille les vélos. J’avais pas vu tout de suite, mais la pharmacie faisait aussi office de: Centre de thérapie, centre pour rayons X, Centre de gynécologie, centre de chirurgie et bien sûre de pharmacie et tout ça dans 10m2 d’avant boutique et peut-être 40m2 d’arrière boutique (vous imaginez le nombre d’année d’études pour avoir toutes ces spécialisations). Marion revient sourire au lèvres “ c’est bon, j’ai des anti-inflammatoires, mais la pharmacienne, veut juste te faire une petite piqure”.

Déjà que j’étais surpris en voyant les spécialisations, mais lorsqu’on me parle de piqûre, au Pérou, je commençais à blanchir. Lorsque j’ai vu la piqueuse, je me suis dis que finalement je pouvais très bien faire avec une petite douleur chronique. J’ai pas eu mon mot à dire avec la matrone. Baisse ton froc, qu’elle a ordonné dans son patois local…Je m’exécute. La matrone rouspète. J’en conclu qu’il faut remonter un peu le falzar. Et c’est là qu’elle sort une espèce de monstrueuse aiguille, ni une ni deux…paf dans la fesse gauche. Les gens autours se marraient. Alors que je sentais cet espèce de venin me paralyser toute la jambe. Pendant 15 min, je marchais comme un unijambiste et inutile de dire qu’il n’était pas question de monter sur le vélo. Puis soudain, tout bon…Alors bon, difficile d’imaginer la dose de cheval injectée, pas étonnant si d’ici quelques semaines je me mets à perdre les cheveux, boire du lait ou dieu sait quoi encore, mais ce qui est certain c’est que depuis là moment, c’est avec des gibaules de vainqueur de tour de France que j’attaquais les cols du Pérou. Depuis cette sympathique rencontre. Le genou a encore fait le coquin, mais jamais au point de m’empêcher de marcher…

Le Pérou doit être un lieu où bien des maux se déclarent. Le genou piquait tellement, que ces petits maux de dents récurrents ne m’alertaient pas plus que tant. L’altiplano est ses hautes altitudes augmentait la douleur. Mais bon, comme c’est en pédalant que je suis venu à bout d’une tendinite, c’est en mangeant que je pensais résoudre mes problèmes dentaires…

Nada amigos, nous voilà au sud de la Patagonie et la nouvelle tombe…énorme carrie ! Le résultat est sans appel…traitement de racine à faire au plus vite…Notre découverte de la médecine andine continue….espérons toujours avec autant du succès !